Si émigrer en Australie est ton rêve et que tu es trop vieux /vieille pour les Visas Vacances/Travail, voici peut-être une solution.

See you in the Northern Territories, en abrégé CU (in the) NT. Pub audacieuse qui a eu le mérite de faire rigoler ceux qui connaissent des gros mots en anglais et de faire connaître cet Etat du Nord de l’Australie. Les Northern Territories récidivent, puisqu’ils ouvrent les vannes d’une immigration vers l’Australie qui est, il faut le reconnaître, de plus en plus difficile chaque année.

Dans le cadre du plan DAMA II (Accords de migration pour une région désignée), les Territoires du Nord (Northern Territories) viennent d’ouvrir leurs portes aux migrants qualifiés dans 117 professions.

Cette procédure ouvre la voie, après 3 ans de résidence dans les Territoires du Nord, à la résidence permanente et donc à la nationalité australienne.

Ces zones, en pénurie de main d’oeuvre et en besoin de croissance démographiques, ne sont parmi les plus hospitalières d’Australie, ne nous voilons pas la face. Si tu aimes la sophistication des capitales européennes ou aller au théâtre, ce n’est probablement pas l’endroit idéal.

Par contre, les Territoires du Nord renferment une fantastique diversité de paysage et de faune. Si tu aimes la nature et les grands espaces, c’est le bon endroit.
La liste des professions ouvertes peut être trouvée ici .

Si tu n’es pas familier avec le standard australo-néo-zélandais de classification des professions, rendez-vous là.

Schématiquement, les compétences de niveau 1 (Skill level 1) vont supposer un diplôme post-bac ou au moins 5 ans d’expérience, les compétences de niveau 5 un diplôme d’éducation secondaire obligatoire (soit, en France, le BEPC, mais possiblement le BAC, à préciser)

A bientôt ?

© Cavill Avenue.

Les australiens tirent des feux d’artifice dès qu’ils en ont l’occasion, avec une préférence pour ceux du Nouvel An

Premiere etape

aller a surfers

L’an dernier, on avait juste fait le feu d’artifice de 8 heures du soir, appelé le feu d’artifice des enfants. Ambiance familiale, plaids sur la plage, paniers de pic-nic. On était venus en voiture, on s’est garés à 200 mètre au Bruce Bishop Car Park environ 15 minutes avant le début du feu d’artifice. Easy.

Cette année, mon ado travaillait jusqu’à 8:30, donc pas de feu d’artifice des enfants. On a décidé de passer à la vitesse supérieure et d’aller assister aux feux d’artifice des grands, à minuit. L’Australie nous enhardit, c’est fou.

Renseignements pris, ce n’était pas une bonne idée de venir en voiture à la dernière minutes. On a donc opté pour le tram, la G:Link entre Helensvale (terminus) et Cavill Avenue. 30 minutes, avec un tram toutes les 7 minutes et gratuit en plus entre 8:00 du soir et 5:00 du matin.

Too Easy.

© Surfers Paradise Beach.

 » Une ambiance festive et bon enfant. »

deuxieme etape

sur la plage

La plage n’est pas encore noire de monde, parce que, échaudées par l’expérience de Sydney, nous sommes arrivées avec deux heures d’avance. On a pu s’asseoir facilement sur le sable face à la barge.
La plage s’est remplie peu à peu. La prochaine fois, on saura qu’on peut se contenter d’arriver vers 11 heures, à moins d’être un groupe trop important. A trois, ca aurait été too easy.

Pendant toute l’attente, nous avons eu du son et des lumières – mais, on s’est quand même ennuyées pendant deux heures.

L’ambiance est doucement montée. Contrairement aux feux d’artifices de 8:00 ou 9:00, l’ambiance est très « backpackers ». Un gros groupe de sud-américains s’est collé devant nos pieds, sans savoir probablement qu’il est interdit de fumer sur la plage.

Pour autant, l’ambiance est calme et bon enfant. Pas d’agressivité, pas de tension, seulement des gens qui viennent s’amuser.

Easy.

l’Attente en video

Des lumières, du sons, une ambiance festive.

© La plage de Surfers.

 » Une ambiance festive et bon enfant. »

troisieme etape

le feu d’artifice

Je ne vais pas te mentir : ce que j’ai préféré, ce sont les 15 secondes avant le feu d’artifice, quand tout le monde compte à rebours.
On avait tous fini par se mettre debout.

La plage s’était vraiment remplie au cours de la dernière demi-heure. Impossible de savoir combien de personnes étaient là. Vraiment beaucoup.

L’ambiance est doucement montée. Contrairement aux feux d’artifices de 8:00 ou 9:00, l’ambiance est très « backpackers ». Un gros groupe de sud-américains s’est collé devant nos pieds, sans savoir probablement qu’il est interdit de fumer sur la plage.

Pour autant, l’ambiance est calme et bon enfant. Pas d’agressivité, pas de tension, seulement des gens qui viennent s’amuser.

Le feu d’artifice dure une grosse dizaine de minutes. Ca crie, ça chante, ça fait des oh et des ah

en vidéo

Le décompte, puis le feu d’artifice sur la plage. Ca chante, ça crie, ça lève les bras et ça laisse son ballon trainer 😀

Le plus pénible :

quatrieme etape

rentrer

C’est évidemment l’étape la plus pénible. Tout le monde part en même temps. On est serrés, on avance trèèès lentement et il nous a bien fallu vingt minutes pour remonter Cavill Avenue. Arrivées à l’arrêt de tram, c’est le bouchon.

Comme on est en Australie, c’est plutôt bien organisé. Loin de la cohue, le monde est canalisé en file qui remplit les trams au fur et à mesure de leur arrivée.

Evidemment, il y a toujours quelques étrangers qui cherchent à resquiller et ne jouent pas le jeu, mais dans l’ensemble, comme toujours en Australie, ça fonctionne.

Le retour est joyeux, paisible à part un crétin un peu aviné qui a fait une remarque bizarre sur des photos qu’on aurait prises. Mais impossible de se sentir menacées, entre les hommes dans la rame, le personnel à l’arrivée et 3 policiers dans la station.

ce que je ne dirai pas a ma copine restee en france.


En réponse au billet d’humeur « Ce que je ne dirai jamais à ma copine expat »

 

 

« Je ne te dirai pas que, si ma vie est riche et colorée en comparaison de la tienne, elle est aussi, inévitablement et irrémédiablement solitaire et déchirée. »

 

Comme chaque année, à l’approche de Noël, je contemple la frénésie de mes amies restées « au pays » : le menu, la décoration de la table, qui vient, et qui fait quoi. Le foie gras, les fruits de mer, la dinde, les bûches, les oncles et les tantes, les frères et les sœurs et les parents. Bref, un Noel normal, en famille.

Tellement normal qu’elles soupirent à l’idée d’y aller et m’expliquent leur dilemme : comme éviter le cheesecake à l’All Bran de leur belle soeur sans se fâcher avec elle ?

Ce Noël là m’est devenu extraordinaire, mais je ne vais pas te le dire. Cela fait presque quinze ans que je n’en ai pas connu de tel et j’échangerai bien mes plages de rêve et la chaleur moite de l’été australien pour une semaine en famille, à naviguer entre banquets et cafés pris dans un troquet avec des vieux potes.

Je ne te le dirai pas parce que tu ne me croirais pas : les repas en famille sont pour toi des corvées, entre le menu, les courses, tous les cadeaux, les disputes à table sur les gilets jaunes et oncle Alain qui a encore trop picolé. D’ailleurs, tu détestes Noël, c’est trop de mauvais souvenirs, trop d’obligations.

Je ne te le dirai pas parce que je n’ai pas envie d’entendre la réponse inévitable « Tu n’as qu’à revenir« . Parce que je n’ai pas envie d’expliquer encore que mon pays c’est ici, mais c’est encore là bas, aussi. Et que si 16 000 km nous séparent, si ma vie a l’air d’un rêve en couleur, c’est juste une autre vie, différente, et que, par pudeur mais aussi par fierté et par respect pour ceux qui aimeraient mais n’émigreront pas, je n’ai pas envie de parler de mes problèmes. Seulement, mes problèmes, tu ne les vois pas, parce que tu es omnubilée par la chaleur, le soleil toute l’année, les gens tellement cool, la sécurité qui contrastent avec ta grisaille, surtout en décembre.

Je ne te dirai pas que si ma vie sociale est pleine, c’est de gens que je connais à peine, avec qui je n’ai pas de private joke à échanger, avec qui communiquer n’est pas toujours facile à cause de la barrière de la langue ou de la culture.

Je ne te dirai pas que si je ne rentre pas à Noel, c’est parce que c’est trop loin, et trop cher. Et que même rentrer tous les ans est un effort financier démesuré.

Je ne te dirai pas que j’envie ton quotidien, parce que je l’ai connu et je ne l’ai pas gardé.

Surtout, je ne te dirai pas que, si ma vie est riche et colorée en comparaison de la tienne, elle est aussi, inévitablement et irrémédiablement solitaire et déchirée. Je ne connaîtrai plus jamais la satisfaction d’appartenir à un seul lieu, de croiser chaque jour mes amis d’enfance ou d’aller à pied chez mes parents. 

Je ne t’en parlerai pas, je crois, aussi, parce tu n’es pas prête à me croire. Envier les couleurs de ma vie au bout du monde est sans doute plus facile pour toi que comprendre que ces couleurs ont un prix à payer, et qu’il est lourd. Ne m’enferme pas dans la petite boîte exiguë que ton envie m’a créée. 

Je ne te dirai pas de profiter de ce que tu as et de ce que je n’ai plus. La sérénité d’être chez moi.

 

 

des nouvelles lunettes ?


Après deux ans et demi en Australie, j’ai enfin sauté le pas : je suis allée chez l’ophtalmo ! J’avais réussi à biaiser la première année en profitant d’un retour en France pour aller voir mon médecin habituel, mais il est dans le sud et je n’y vais plus. 
Les lunettes et moi, c’est une longue histoire. J’en porte depuis mes douze ans, autant dire presque toute ma vie et même si j’ai eu une parenthèse lentilles, les ophtalmos me connaissaient presque aussi bien que mes gynécos et surement moins bien que le généraliste. 

Grâce au merveilleux système de santé à la française, je changeais de lunettes quasiment tous les deux ans et comme ma vue n’avait pas bougé depuis des lustres, j’avais emporté plusieurs bonnes paires avec moi.

Il a tout de même fallu que je finisse par me faire une raison  : les verres de mes lunettes étaient franchement rayés, j’avais mal à la tête de plus en plus fréquemment et je devais enlever mes lunettes pour enfiler une aiguille. 

C’est parti pour un nouvel épisode de « Vis ma vie d’expatrié ».

01

Prendre rendez-vous

En France, pour prendre rendez-vous, c’était trois mois à l’avance et encore, parce que je connaissais l’ophtalmo qui avait été mon voisin. Sinon, c’était 5 mois.

En Australie, ça m’a pris 1 heure 30 et encore, parce que j’ai chipoté. Ca aurait pu être plus court.

Une heure contre six mois – c’est pas mal, non ?

J’ai pris rendez-vous directement au magasin – et oui, on ne va pas chez un médecin spécialiste des yeux pour se faire prescrire des lunettes, mais chez un optométriste, qui travaille généralement en boutique d’optique. 

J’aurais aussi bien pu prendre rendez-vous en ligne et même réserver ma paire de lunettes.

02

La consultation

J’ai attendu environ 2 minutes trente avant qu’on vienne me faire passer un prétest, puis j’ai encore attendu 2 minutes 30 avant de voir l’optométrist. 

L’optométrist avait environ mon âge (25 ans) mais depuis moins longtemps que moi. Il a rigolé lorsque je lui ai expliqué mes problèmes en me disant que c’était sans doute de la presbytie et que c’était parfaitement normal compte tenu de mon âge.

J’ai passé tous les tests que je passais en France, répondu à une tonne habituelle de question et lu les lettres en anglais. Et en prime, j’ai eu une photo du fond de mes yeux. Tout va très bien il parait.

Tout ça ne m’a rien coûté, c’est pris en charge par le système de santé des nationaux et résidents permanents, Medicare.

03

LA SELECTION DES MONTURES ET LES TARIFS

Je ne suis pas forcément super bien tombée pour la sélection des lunettes. Mon « conseiller » était plus intéressé par son téléphone qu’il consultait en douce et s’en fichait bien de savoir si ça m’allait ou pas. Tout ce qui lui importait était de savoir s’il allait pouvoir mettre des verres antimyopie + progressifs à trois zones sur les montures que j’essayais. Comme tu ne le sais pas, je suis myope comme une taupe, donc je ne vois pas grand chose quand j’essaye des lunettes. Heureusement, il y avait une espèce de mini-caméra grossissante qui m’a bien assistée. 

Pour une paire de lunettes, l’autre paire solaire est offerte. J’ai donc choisi deux montures pour $209 soit 140 € au taux actuel. Pour mes verres compliqués (forte myopie + progressifs), j’en ai eu pour $ 220 par verre, soit 440 au total (294 €). Ce qui a vraiment douillé, c’est l’affinage et l’antireflet et là il n’y a plus de cadeau : $90 par verre commandé, donc $360 au total (240€) mais c’est indispensable pour ne pas avoir des culs de bouteille. Au total, mes deux belles paires de lunettes de vraiment bonne qualité (depuis le temps, tu penses que j’ai appris à repérer le plastic moche et le métal qui se tord) m’auront coûté $1009 soit 675 € soit 336 € par paire, ce qui est à mon avis un bon deal.

L’inconvénient, c’est que je n’ai pas de mutuelle pour me les prendre en charge, mais ça, c’est mon choix 🙂

J’ai attendu environ 5 jours avant qu’on me rappelle pour venir les chercher. L’optométrist était là et m’a redit qu’il fallait compter un bon mois pour m’adapter et que si ça n’allait pas, je revenais et ils me changeaient les verres – gratuitement.

En vrai, il m’a fallu deux jours et maintenant

04

J’ai des nouveaux yeux !

L’ECOLE AUSTRALIENNE

Pas d’école français ni internationale pour nous.
Aucun des trois ne parlait anglais. Les deux ainés, d’âge collège et lycée, ont passé deux semestres dans une Intensive English Center, une High School destinée aux nouveaux arrivants, pour leur permettre d’apprendre l’anglais tout en suivant des cours de high school. La plus jeune est rentrée directement dans sa classe.

Points forts

Inclusion

Respect

Sentiment d’appartenance

 

L’école, en Australie, ça ne ressemble pas à grand chose de ce qu’on connait en France. Mis à part le fait que tous les matins, les enfants y vont, qu’il y a des enseignants et un examen final.

Comme tu le sais, l’Australie est un Etat fédéral, donc chaque Etat a son système particulier, même si les Etats sont en train d’unifier leurs programmes et leurs examens. 
Les écoles à Sydney, par exemple, sont très différentes des écoles du Queensland. Je ne prétends pas être exhaustive, juste partager mon expérience – en l’occurrence, plutôt celle de mes enfants.

Ce qui est pareil : l’uniforme. En Australie, dans les écoles publiques ou privées, les élèves portent un uniforme, c’est comme ça. 
Parfois, c’est très très moche, avec des couleurs horribles et de grands chapeaux.
Parfois, ça passe parce que c’est pour les petits.

Parfois, ça coûte assez cher et il y a uniforme d’hiver ET uniforme d’été. C’était le cas à Sydney, mais pas dans le Queensland. Question de standing, mais surtout de climat.
Si tu cherches à te renseigner sur leur coût, regarde le site internet de l’établissement, il y a toujours le prix des uniformes.

Généralement, les uniformes ne sont pas très seyants. Ils sont coupés pour que toutes les morphologies rentrent dedans. 
Aucun des enfants ne s’en plaint réellement. Le côté « non-sexy » est plutôt un avantage, d’après ma 15 ans.

A l’école australienne, l’accent est mis sur le développement personnel de l’enfant. Celui-ci n’est pas une sorte de vase qu’il faut remplir de connaissances qu’il sera ensuite apte à régurgiter de manière plus ou moins similaire à ce qu’il a ingurgité.
Ce qui compte, c’est d’en faire des adultes responsables et pour ce faire, c’est une pédagogie positive qui est mise en place : récompense des bons comportements plutôt que stigmatisation des comportements non conformes à ce qui est attendu. 

Forcément, la discipline s’en ressent et ceux qui s’attendent à des cours assis sans bouger sans un mot en seront pour leurs frais. On peut voir un élève courir autour de la classe, torse nu, sans que le prof s’énerve – ok, l’élève est ensuite envoyé à l’administration. 

Les compétences sont valorisées. Les australiens estiment – à juste titre – que nous ne connaissons même pas la moitié des métiers qui existeront dans 20 ans, donc au lieu d’apprendre aux enfants à savoir, on leur apprend à apprendre, à s’adapter et à développer des qualités d’analyse, d’interaction en groupe, de prise de parole qui leur permettront d’évoluer tout au long de leur vie.

L’école australienne est très souple. Les établissements sont autonomes, et proposent des options variables d’un établissement à l’autre. Les choix des options s’élargit au fur et à mesure des années jusqu’à un choix total en équivalent 1ère (Year 11). On peut très bien se passer de cours d’anglais (par contre, dans ce cas, on ne pourra pas entrer à l’université). Mon fils a choisi notamment « film et nouveaux médias » et passe beaucoup de temps à réaliser et monter son court métrage. Il a également choisi Histoire Ancienne, parce qu’il adore le prof qui doit avoir… quelques années de plus que lui seulement et l’a aidé à mettre en place un club de débat puis participer au championnat local interécoles. Ils ont aussi créé une classe, hors curriculum, de « Pensée », faite pour développer la pensée critique et apprendre à penser par soi-même. Ma Year 10, elle, va faire de la photo au prochain semestre, et de la théorie du sport, pour se délasser de ses options maths/science.

L’école australienne est inclusive. Les enfants « à besoins spéciaux » sont intégrés dans les classes. Ils sont aidés, en fonction de leurs besoins. Nous n’avons pas cet aspect à gérer, mais de nombreux parents de l’école primaire 

de ma Year 6 se déclarent très satisfaits de la prise en charge de leur enfant autiste ou dys-quelque chose.. Il existe quelques écoles pour les enfants qui ne peuvent vraiment pas s’intégrer dans les écoles classiques, mais elles sont très rares. La règle, c’est : tout le monde ensemble.

Il faut dire que l’école australienne s’adapte aux enfants. En règle générale, il y a trois groupes de niveau par année en maths et en anglais, si bien que chacun peut avancer à son rythme. Les redoublements sont très rares, avec ce système. Personne n’est laissé au bord du chemin, ni stigmatisé. On se contente de féliciter les bons… sachant que, comme tout le monde est bon à quelque chose, tout le monde reçoit au moins une récompense tous les ans. On peut avoir une récompense pour être drôle et amuser la classe, par exemple, oui oui. Etre fort en math n’est pas tellement mieux vu qu’être fort en dessin ou fort en sport. ON peut avoir une récompense pour avoir beaucoup progressé dans l’année ou pour avoir adopté un bon comportement.

Le « niveau » de l’école australienne nous a longtemps posé souci. Effectivement, sur le plan académique, les programmes sont moins ambitieux que ceux de l’école française. La culture générale est moins systématique et laissée au goût et à l’appréciation de chacun plutôt qu’imposée. Nous nous demandions si les enfants seraient capables de suivre un cursus universitaire français. Plus ils avancent en high school et plus je suis confiante sur le sujet. Si l’on met de côté le problème de l’orthographe (qui n’était pas brillant et qui, à force de ne pas être pratiqué, ne s’arrange pas) et les codes académiques qui ne sont pas si compliqués à assimiler (thèse/antithèse/synthèse, etc.), mes enfants ont acquis des compétences bien plus développées en autonomie, capacité à s’auto-motiver, rigueur et argumentation que ce qu’on apprend dans les lycées français. Le reste, ça s’apprend.   

 

Les mauvais cotes

On n’est pas chez les bisounours. Les mauvais côtés, il y en a.

Les australiens sont paradoxalement rentrés dans une vision très élitiste. Progressivement, l’Australie devient l’école de toute l’Asie Pacifique, pour ceux qui n’ont pas le niveau attendu dans les écoles d’élite de Singapour, de Corée ou de Chine. Ces élèves là ont été élevés à travailler comme des fous et élèvent le niveau de manière spectaculaire. Ca devient la compétition pour entrer en médecine, par exemple, où les places sont très rares et les candidats excellents.

Parfois, les élèves ne font rien. A la fin de l’année, ma Year 10 m’a demandé à rester à la maison, parce qu’elle avait littéralement passé sa journée d’école à regarder Netflix.

Bon, y a pire 😀

 

 

 

L’Australie a une richesse faunistique incroyable. En particulier dès qu’on vit en dehors des grandes villes.

D’une manière générale, les oiseaux sont assez peu farouches, sans que je sache si c’est leur caractère ou si c’est parce que l’homme ne représente pas un prédateur pour eux.

Ce matin, j’en ai eu une nouvelle preuve avec cette femelle Anhinga qui s’est posée sur le ponton de mon voisin pour faire sécher ses plumes. Je me suis approchée jusqu’à 4 ou 5 mètres sans qu’elle bronche et j’ai passé une bonne dizaine de minutes à la filmer. Je me suis même payé le luxe d’enlever mon pull – on a beau être au milieu de l’automne, le soleil cogne fort.

La mobilité du cou est vraiment étonnante

L’anhinga est un oiseau plutôt silencieux. Les croassements que tu entends sont ceux des Big blacks, des gros corbeaux noirs. Les craquètements sont ceux des loriquets. 

J’ai bien passé 10 minutes à l’observer se faire belle, se sécher, se frotter les plumes. Puis, estimant sans doute être suffisamment sèche, elle est partie.