L’Australie a une richesse faunistique incroyable. En particulier dès qu’on vit en dehors des grandes villes.

D’une manière générale, les oiseaux sont assez peu farouches, sans que je sache si c’est leur caractère ou si c’est parce que l’homme ne représente pas un prédateur pour eux.

Ce matin, j’en ai eu une nouvelle preuve avec cette femelle Anhinga qui s’est posée sur le ponton de mon voisin pour faire sécher ses plumes. Je me suis approchée jusqu’à 4 ou 5 mètres sans qu’elle bronche et j’ai passé une bonne dizaine de minutes à la filmer. Je me suis même payé le luxe d’enlever mon pull – on a beau être au milieu de l’automne, le soleil cogne fort.

La mobilité du cou est vraiment étonnante

L’anhinga est un oiseau plutôt silencieux. Les croassements que tu entends sont ceux des Big blacks, des gros corbeaux noirs. Les craquètements sont ceux des loriquets. 

J’ai bien passé 10 minutes à l’observer se faire belle, se sécher, se frotter les plumes. Puis, estimant sans doute être suffisamment sèche, elle est partie.